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L’intestin embryonnaire s’allonge de par ses propres contractions

Des chercheurs du laboratoire Matière et Systèmes Complexes (sous la direction de Nicolas Chevalier) ont cultivé des intestins miniatures et montré, que l’organe s’étire grâce à ses propres contractions. Ces travaux ont fait la couverture du Journal of the Royal Society : Interface.

L’intestin doit-il sa forme allongée à la génétique  ? Des chercheurs du laboratoire ont cultivé des intestins miniatures et montré, qu’au contraire, l’organe s’étire grâce à ses propres contractions. Sans ce réflexe musculaire, l’intestin se développe en effet en largueur au lieu d’en longueur. Parus dans la revue Journal of the Royal Society : Interface, ces travaux contribuent à mieux comprendre l’influence de phénomènes physiques sur l’embryogenèse.

Lors de l’embryogenèse, la génétique n’est pas le seul architecte du développement de la vie. La recherche découvre progressivement l’importance de paramètres physiques, et en particulier mécaniques, sur l’organisation des cellules pour former un nouvel être.

En cultivant des intestins embryonnaires, Nicolas Chevalier et ses collaborateurs/trices ont constaté que la forme allongée de cet organe n’est pas directement encodé par le génome de ses cellules.

Dès que l’intestin est différencié, il s’active et se contracte régulièrement sous l’action d’un anneau musculaire. Si ce réflexe sert plus tard à la digestion et au pompage de la nourriture, les biophysiciens du MSC ont montré qu’il induit l’allongement de l’organe via un phénomène d’autopétrissage.

Lorsque les chercheurs utilisent un relaxant musculaire, la nicardipine, ou découpent les muscles correspondants, les intestins de culture s’élargissent au lieu de s’allonger. Essentielle pour augmenter la surface d’absorption et compartimenter la digestion, la forme tubulaire de l’intestin découle ainsi directement de sa fonction mécanique digestive. Outre leur éclairage sur l’embryogenèse, ces travaux pourraient ouvrir la voie au traitement de maladies rares, comme le syndrome de l’intestin court, ou à la régénération de segments intestinaux.

Article à retrouver ici

Cet article a fait l’objet d’une actualité sur le site de l’INSIS, à retrouver ici..

Ainsi que d’un article dans le quotidien New York Times à retrouver ici.

Photo : Tranche d’intestin embryonnaire, imagerie par génération de seconde harmonique (SHG) des fibres de collagène.


Contact : Published on / Publié le 9 octobre