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Accueil du site > Séminaires > Archives soutenances > Soutenances 2012 > Soutenance de thèse : Pierre Bohec ; lundi 5 mars à 14h amphi De Gennes "Etude du comportement hors-équilibre du cortex cellulaire".

Soutenance de thèse : Pierre Bohec ; lundi 5 mars à 14h amphi De Gennes "Etude du comportement hors-équilibre du cortex cellulaire"

Sauf mention contraire, les séminaires et les soutenances se déroulent à 11h30 en salle 454A du bâtiment Condorcet.


"Etude des forces générées par le cortex cellulaire"

Thèse de Pierre Bohec soutenue le lundi 5 mars à 14h, Amphithéâtre De Gennes, sous-sol (-1) du bâtiment Condorcet,

Résumé

La cellule est capable, en consommant l’énergie issue de l’hydrolyse de l’ATP, d’exercer des forces qui prennent leurs origines dans des réactions biochimiques. Un élément important de la cellule est le cytosquelette, composé principalement de microtubules et de filaments d’actine, il en constitue l’architecture et lui donne l’essentiel de ses propriétés mécaniques. Il est composé de polymères réticulés et, du point de vue de la rhéologie, a un comportement viscoélastique. Au sein du cytosquelette, des processus tels que la polymérisation de l’actine ou des microtubules permettent d’exercer des forces. Des protéines, de la famille des moteurs moléculaires, ont pour rôle spécifique de convertir l’énergie stockée sous forme chimique en énergie mécanique. L’activité mécanique hors-équilibre de la cellule est donc directement reliée à ces forces d’origine biochimique.

Dans ce travail, nous avons étudié la distribution statistique des forces d’origine biochimique s’exerçant sur une bille de taille micrométrique attachée au cortex d’actine par l’intermédiaire de récepteurs de l’adhésion cellulaire : les intégrines. L’étude des forces d’origine biologique est inséparable de la connaissance des forces d’origine thermique car à cette échelle ( µm) la contribution des forces thermiques n’est pas négligeable. Les forces s’exerçant sur la sonde ont deux origines possibles : biologique ou thermique. Notre approche expérimentale est basée sur la combinaison de deux techniques de microrhéologie, active et passive, ce qui nous permet de calculer la fonction d’autocorrélation temporelle des forces exercées sur une sonde accrochée à l’actine corticale et de la comparer à la fonction d’autocorrélation des forces thermiques estimée via le théorème de fluctuation-dissipation. La différence entre ces deux spectres nous donne une idée de la contribution des forces d’origine biologique au mouvement de la bille et une mesure de l’écart du système à l’équilibre thermodynamique.

Afin d’étudier plus en détail ce système de bille subissant des forces de la part de l’actine corticale, nous avons étudié l’effet de la variation de la densité de ligand recouvrant la bille. La question qui nous a animés tout au long de ce travail est l’origine de ces forces biologiques ou plus exactement la nature du composant du cytosquelette qui exerce ces forces athermiques. Dans un premier temps, nous avons étudié l’influence de la température sur ces forces biologiques. Nous avons ensuite étudié l’effet de la déplétion de l’ATP dans la cellule, de la dépolymérisation de l’actine et de l’inhibition des moteurs moléculaires de la famille des myosines.


Contact : Équipe séminaires / Seminar team - Published on / Publié le 3 février 2012


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