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Accueil du site > Annuaire > DERR Julien > Stage L3/M1 2016 : Forme et rigidité d’une feuille en croissance.

Stage L3/M1 2016 : Forme et rigidité d’une feuille en croissance

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La croissance et la régulation de la posture sont deux phénomènes actifs et éventuellement simultanés chez les plantes. Elles contribuent ensemble à l’émergence de la forme des différents organes qui composent une plante et assurent aussi son adaptation au milieu extérieur. Les plantes sont en effet sensibles à de nombreux signaux (lumière, vent, gravité, etc.) et capables d’y réagir par des ré-orientations appelées tropismes. On peut alors se demander dans quelle mesure la forme d’un organe dépend de sa réaction à des signaux externes.

En particulier, la plupart des feuilles composées (feuille découpée en plusieurs folioles distinctes) adoptent une forme courbée caractéristique pendant leur croissance. Résulte-t-elle d’un contrôle actif (gravitropisme par exemple) ou bien est-elle une conséquence passive des actions mécaniques qui s’appliquent sur elle ? On sait d’une par que la forme des feuilles matures peut être influencée par leur poids propre. D’autre part, la maturation de la feuille s’accompagne de changements anatomiques qui la rendent plus rigide (la lignification par exemple). Une combinaison de ces deux phénomènes pourrait-elle expliquer la forme de la feuille en croissance ?

Pour répondre à cette question, nous proposons une expérience simple : retourner la feuille et quantifier son changement de forme. Cette expérience permet par ailleurs d’extraire la courbure spontanée de la feuille et son module d’Young ou son module de rigidité flexurale. En reproduisant cette expérience plusieurs fois au cours de la croissance de la feuille, on peut donc suivre l’évolution de ses propriétés mécaniques.\\

Nos résultats préliminaires montrent que la posture de la feuille n’est pas complètement passive dans ses premiers stades de développement. Ils mettent aussi en avant une zone à distance fixée de l’apex où la rigidité évolue rapidement. Plusieurs questions restent toutefois en suspens :

  • Ces résultats sont-ils reproductibles ?
  • Quel est l’impact du poids des folioles sur la forme de la feuille entière ? Nos résultats ne tiennent pas compte du poids des folioles. Cette approximation est satisfaisante au début de la croissance, mais plus à la fin où l’essentiel de la masse est concentrée dans les folioles.
  • Peut-on mettre en avant un changement anatomique dans la zone d’évolution de la rigidité ?

Contact : mathieu.riviere (at) univ-paris-diderot.fr (811A)

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Mots-clés

Biophysique, Morphogenèse, embryogenèse, développement, mouvements collectifs, auto-organisation, Élasticité, DERR Julien, Proposition de stage ou de thèse, Cette proposition n’est plus disponible, RIVIÈRE Mathieu


Contact : Published on / Publié le 21 mars 2016