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Séminaires MSC
"Matière et Systèmes Complexes"

                      

Mardi 29 mai 2007 à 11h30
Bâtiment Condorcet, 6ème étage, salle 646 A.

Grégory Giannone
(Université de Bordeaux 2)




Vers une biomécanique de la migration

La motilité cellulaire s’effectue par cycles d’extensions membranaires, de formations de sites d’adhésion, et de rétractions membranaires. Les extensions membranaires sont liées à la polymérisation de l’actine,
l’adhésion est liée à la formation de sites d’adhésion et les rétractions membranaires sont liées à l’activité des moteurs moléculaires. L’utilisation de systèmes modèles comme les pathogènes et
la réduction du processus de motilité jusqu'à ses constituants de base permet d’accéder à la fonction de chacun de ces éléments. Toutefois, savoir quel est le mécanisme qui orchestre ces fonctions clés de la
migration cellulaire est une question qui ne peut être abordée qu'avec une analyse quantitative de leur dynamique au niveau cellulaire.

Nous avons observé que, pendant la migration et l’étalement cellulaire, les extensions membranaires s’accompagnent de contractions périodiques et localisées. Nous avons utilisé ces contractions périodiques comme une
référence temporelle lors d'expériences d'épifluorescence classique, de réflexion totale interne de fluorescence, et de microscopie électronique. En recherchant la nature exacte du signal local qui
contrôle la génération de ces contractions périodiques, nous avons démontré que les fonctions majeures impliquées lors de la migration cellulaire sont coordonnées par un processus mécanique. Pendant les
contractions périodiques, la polymérisation d’un réseau d’actine, le lamellipode, constituent un lien mécanique qui orchestre l’activité des moteurs moléculaires et l’initiation des sites d’adhésion.