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Séminaires MSC
"Matière et Systèmes Complexes"

                      
Lundi 2 octobre 2006 à 11h30
Tour 33, couloir 33-43, 2ème étage, salle de réunion

Jean-Pierre Henry
(IBPC, Paris)

UTILISATION DE LA MICROSCOPIE DE FLUORESCENCE À EXCITATION EVANESCENTE POUR L’ETUDE D’UN PROCESSUS DE COMMUNICATION CELLULAIRE, LA SECRETION DES NEUROMEDIATEURS

La communication cellulaire, telle qu’on la trouve entre cellules nerveuses ou endocrines et leurs cibles, implique l’émission de messages chimiques (neurotransmetteurs ou hormones) par un processus très contrôlé, l’exocytose. Le message chimique est concentré dans des vésicules à membrane lipidique qui fusionnent avec la membrane cellulaire avec un contrôle spatial et temporel très strict. Le phénomène comporte plusieurs étapes (remplissage des vésicules, mouvement vers la membrane, accostage, arrimage et fusion), ce qui rend difficile son étude par des méthodes biologiques.

La microscopie de fluorescence à excitation évanescente amène un outil très puissant en permettant le suivi du comportement de vésicules individuelles à proximité de la membrane cellulaire. Dans cette technique, les vésicules sont marquées par expression d’une protéine fluorescente dans leur matrice et les cellules sont cultivées sur un prisme de verre. L’onde évanescente créée à l’interface verre-eau permet de « voir » les vésicules à proximité de la membrane basale.

Cette technique a été utilisée pour analyser le mouvement de vésicules en route vers la membrane. L’analyse du mouvement  donne des indications sur l’environnement des vésicules au cours du trajet. La technique a aussi permis de suivre les derniers instants d’une vésicule avant la fusion. Cette étude a révélé des étapes pré-fusion.