photo

Séminaires MSC
"Matière et Systèmes Complexes"

                      

Lundi 25 juin 2007 à 11h30
Bâtiment Condorcet, 4ème étage, salle 454 A.

Mathilde Reyssat
(ESPCI, Paris)



Splendeur et misère de l'effet lotus

Les feuilles de lotus, de capucine ou de ginko biloba ont une caractéristique commune qui est celle de repousser les gouttes de pluie : celles-ci rebondissent sur les feuilles sans les mouiller. Ce caractère superhydrophobe
est dû à une texturation des feuilles à l'échelle du micron. Cet effet, que l'on appelle souvent "l'effet lotus" est dû au piégeage d'air dans la structure. Les gouttes
reposent alors sur une surface composite
faite de solide et d'air et prennent l'aspect de perles d'eau. Nous montrons cet effet sur des surfaces constituées de forêts de micropiliers que nous avons
réalisées grâce à des techniques de microfabrication.
La situation où la goutte repose sur le sommet des micropiliers n'est pas toujours la plus stable : le liquide peut préférer plutôt remplir la
micro-texture. Nous avons étudié la transition de l'état "fakir" à l'état "planté"
de différentes manières : par des expériences de presse, d'évaporation et d'impact. Nous avons également réalisé des
surfaces à gradient de densité de plots et discuté la possibilité d'observer des mouvements spontanés de gouttes.
Enfin, nous avons étudié l'imprégnation de liquides mouillants dans ces surfaces à la
géométrie bien contrôlée et en avons tiré des lois dynamiques de l'imprégnation à deux dimensions.