Le tonomètre à balayage

J'ai conçu un instrument intitulé "tonomètre à balayage". Le principe de cet instrument est le même que la tonométrie à jet d'air permettant de mesurer la pression dans l'oeil. La différence est qu'on fait ici des mesures très locales, sur des échantillons que l'on peut déplacer, en sorte qu'on peut mesurer point par point, voire par scan rapide, les propriétés mécaniques de la surface. La cadence d'acquisition des mesures est de 10hz. La vitesse de déplacement est arbitraire, en général de l'ordre de 100microns/sec. Mathieu Unbekandt, Loïc Leroy, Thi-Hanh Nguyen, Annemiek Cornelissen et Alia Al-Kilani ont participé au développement de cet instrument
Pour faire les mesures très localement, l'air est insufflé par une pointe obtenue en étirant des pipettes (avec une étireuse de pipette de marque Heka).
Les échantillons sont placés sur des tables motorisées (en x,y, table Newport). La pointe est motorisée en rotation. L'échantillon est placé sur un gonio correcteur de tilt. Les mesures doivent être faites en préservant la distance de travail, ainsi que l'angle d'injection.
Une lumière laser est injectée dans la fibre par une fibre optique. La fibre est descendue aussi loin que possible à l'intérieur de la pipette. On voit la fibre à l'intérieur de la pipette dans l'image ci-dessus. La pipette elle-même sert de guide d'onde pour les derniers millimètres. Le jet d'air est co-axial avec le spot lumineux, par construction (en réalité, pas exactement co-axial, et c'est important que le jet ne soit pas exactement co-axial).
Exemple de vue générale, l'embryon est survolé par la pointe. Le sac vitellin entoure l'embryon. On devine les premiers vaisseaux, associés d'ailleurs à des vaguelettes de relief.
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La citation de la page : "La force d'une armée, comme la quantité de mouvement en mécanique, s'évalue par la masse multipliée par la vitesse" Napoléon Bonaparte.